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Les "petits-déj" de Digimage : interview d'Olivier MICHALLET

Olivier Michallet, photographe culinaire, a un parcourt tout à fait exceptionnel.
Né en région parisienne, il commence à travailler à 13 ans, apprentissage en pâtisserie.
Il continuera ses études dans ce métier passion pendant 7 ans jusqu’à obtenir un brevet technique de maîtrise. Diplôme en poche et fort de cette belle expérience, Olivier décide de partir travailler à l’étranger.
Ce sera dans un premier temps la Suisse, puis l’Angleterre avant de traverser l’atlantique pour s’installer au Québec.

Mais la photo dans tout ça me direz-vous ?
Pendant son adolescence, sa Grand-Mère lui offre un Nikon avec lequel il fera ses armes et se passionnera pour le monde l’image, cette passion ne le quittera plus.
Au Québec Olivier sera chef pâtissier dans un relais & château, mais la passion pour la photographie lui donne des fourmis dans les jambes, il décide de tout arrêter pour se consacrer uniquement à sa passion, et comme il ne fait pas les choses à moitié, c’est auprès de Nicolas Mithieux qu’il se tourne pour « apprendre » le métier.
Pendant un an il suivra le maître.
Des amis de hauts rangs, meilleurs ouvriers de France en cuisine ou en pâtisserie lui donnerons sa chance, il développe un style, très épuré, son travail plait, il devient très demandé.
Olivier ne lâche pas pour autant les fourneaux, devient consultant en pâtisserie, travail avec un grossiste en matériel professionnel, et allie la photographie à tout cela ; la recette prend, véritable homme-orchestre des arts de la table, son travail est connu et reconnu, il est très demandé.

 

Alors que tout s’accélère pour lui, des raisons familiales le font rentrer en France après vingt ans d’absence, il s’installe en Avignon.
L’arrivée est rude, auprès de l’administration il n’a aucune existence légale, il est immigré dans son propre pays.
C’est un nouveau départ, il faut tout reprendre à zéro.
Olivier démarche le restaurant La Strada aux Angles et leur propose ses services en tant que photographe.
Il fera les photos pour le restaurant mais en deviendra également le chef pâtissier, il devient rapidement aussi photographe pour le groupe Marie Blachère pour qui il réalise deux à trois séances photo chaque mois.

Gourmand de travail Olivier étend son champ d’activité, se consacre à l’immobilier haut de gamme, à l’évènementiel, il couvre entre autres les évènements de la bière Corona.
Il est curieux d’essayer le portrait pour des familles ou des entreprises.
Travaillant principalement pour des professionnels, il déplace son matériel de studio in situ, utilise des ustensiles ou éléments de décoration qu’il trouve sur place, fort de son expérience en cuisine il n’hésite pas à mettre « la main à la pâte », son premier outil : une pince à dresser !
Il n’hésite pas non plus à s’entourer de compétences et de déléguer certaines tâches, ainsi pour le post traitement de certains travaux, il fait appel à un ami graphiste de grand renom au Canada, profitant également du décalage horaire pour un rendu très rapide au « client final ».

 

Olivier est curieux, il aime le partage, les rencontres…
C’est à la Strada qu’il découvre l’exposition sur le thème des mains de Morgan Pallun.
Intéressé par ce travail il cherche à rencontrer son auteur.
C’est autour d’un café que les deux photographes font connaissance, il s’en suivra une amitié tant humaine que professionnelle, une collaboration régulière naitra entre les deux compères.

 

Dans sa sacoche d’épaule, Olivier transporte ses boitiers Nikon D750 et D850, ses optiques préférées le 70-200 F/2,8, le 90 macro Tamron, les Sigma Art 24 et 35mm.
Un pied Manfrotto vient parfaire le tout.
Quand il voyage, il n’emporte que son D750 équipé du 35 Sigma Art…

 

Comme susdit il transporte son matériel de studio chez ses clients, un équipement Elinchrom, torches, boites à lumière, réflecteurs.
La recherche du bon éclairage est permanente, toujours réinventer sa lumière, expérimenter de nouvelles choses est essentiel.